Pourquoi les Clippers réalisent le meilleur début de saison de leur histoire

Meilleure franchise NBA sur le début de saison, les Clippers impressionnent par leur maturité. S’il devait perdurer, leur modèle de jeu pourrait enfin les mener vers les sommets.

 

Ils sont intraitables en défense

Demandez à Portland, Utah, Phoenix, Oklahoma City, Memphis, San Antonio, Detroit, Minnesota ou encore Brooklyn. Tous les adversaires des Los Angeles Clippers seront capables de faire l’éloge de la défense des Los Angeles Clippers. Après onze matches cette saison, la franchise affiche le meilleur bilan défensif de la ligue (92,2 points encaissés par match), en plus de présenter la 4e attaque (108,8 pts).

«Si vous voulez quelque chose pour souder une équipe, c’est la défense», a tenu à rappeler Doc Rivers, responsable en grande partie de la transformation défensive de son équipe une fois arrivé en Californie, pour la saison 2013-2014. Tactiquement, l’agressivité et l’efficacité de ses joueurs à récupérer le ballon offre de nombreuses possibilités de marquer.

Les Clippers profitent des pertes de balle adverses pour inscrire en moyenne 20,5 points par match. Ils sont premiers de NBA dans cette catégorie.

Leur banc apporte énormément

Cet été, les Los Angeles Clippers étaient prêts à casser leur tirelire pour recruter Kevin Durant, quitte à y perdre quelques joueurs majeurs dans l’opération. L’ailier parti à Golden State, la franchise de Steve Ballmer s’est alors retranchée vers son plan B, à savoir prolonger ses joueurs majeurs et opérer quelques ajustements d’effectif, sur le banc notamment. Marreese Speights et Brandon Bass sont notamment venus gonfler la liste des remplaçants des Clips, offrant à Doc Rivers la marge de manoeuvre qu’il souhaitait pouvoir tester pendant la saison régulière.

L’ex coach des Boston Celtics décide bien souvent de jouer avec deux cinq distincts rarement mélangés : son cinq de départ avec Chris Paul, J.J. Redick, Luc Mbah a Moute, Blake Griffin et DeAndre Jordan.

Puis, Rivers confie le jeu à Raymond Felton, Austin Rivers (son fils), Jamal Crawford, Wesley Johnson et Marreese Speights.

Ces deux équipes ont déjà cumulé respectivement 224 et 92 minutes de jeu. Surtout, parmi tous les cinq de NBA ayant disputé 90 minutes ou plus depuis le début de la saison, les deux formations proposées par Doc Rivers affichent les deux meilleures évaluations défensives de la ligue (84,1 et 91,1). C’est dire si les remplaçants des Clippers jouent un rôle primordial dans la construction des succès de l’équipe.

Cette saison, le banc des Clippers marque en moyenne 36,5 points par match. Face à Brooklyn, lundi, il a contribué pour 50 points sur 127 inscrits.

«Depuis le début de la saison, notre premier cinq a beaucoup joué ensemble et ça nous a donné une sorte d’avantage de pouvoir se familiariser les uns avec les autres, a apprécié Blake Griffin. Mais le deuxième cinq a également fait un superbe travail, surtout défensivement, en appliquant les principes demandés.»

Un état d’esprit conquérant

«The process». Chris Paul a utilisé la référence récemment moquée par Joel Embiid, lundi dernier, afin de se projeter sur le mois de juin 2017. Période à laquelle les Clippers se verraient bien disputer les Finales face au prétendant venu de la Conférence Est. Une manière pour Paul de rappeler de l’excellent départ de sa franchise reste en partie anecdotique : «Dix victoires et une défaite c’est très bien, mais l’important, ce n’est pas l’instant présent… Pour nous, c’est une question de « process ».»

Cette volonté de s’immiscer d’emblée dans la peau d’un potentiel champion s’accorde parfaitement avec les statistiques prometteuses des Clips sur onze matches. La défense, encore elle, est présentée comme le ciment de cette équipe, dont l’état d’esprit tourné vers la protection de son panier a dans le même temps libéré l’attaque de façon spectaculaire. «Ils sont en colère quand l’autre équipe marque», note Doc Rivers. Jamal Crawford a tenu à rappeler le gain de temps considérable obtenu dans les ajustements en conservant une très large ossature par rapport aux saisons précédentes : «Nous nous sommes retrouvés pour les camps et nous avons travaillé la course. Nous n’avons pas à nous découvrir chaque année. On se soutient les uns les autres, on compenser les uns pour les autres. C’est un énorme avantage». Luxe que n’ont pas forcément pu se payer les San Antonio Spurs ou les Golden State Warriors à l’Ouest, en intégrant respectivement Pau Gasol et Kevin Durant dans leur effectif.

9 joueurs sur 15 (60%) ont été conservés par rapport à l’effectif de la saison 2015-2016. DeAndre Jordan, Blake Griffin, Chris Paul, Jamal Crawford et J.J. Redick ont entamé leur 4e saison commune.

Ambitieux, les Angelinos restent mesurés, à l’image du meneur remplaçant Austin Rivers : «On peut aussi voir les choses comme ça : si nous sommes déjà au maximum de notre potentiel, alors nous ne sommes pas assez bons». C’est peut-être ce genre d’exigence qui pourra mener les Los Angeles Clippers au-delà des demi-finales de Conférence Ouest.

 

Source: lequipe.fr
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